Qu’est-ce que la chlorophylle ?

La chlorophylle est le pigment vert qui donne leur couleur aux plantes vertes et aux algues.  En grec, kloros signifie « vert » et phyllos signifie « feuille ». Ces pigments se situent dans les parties éclairées par le soleil (plantes et arbres à feuilles vertes, tiges vertes, mousses, algues vertes, et même brunes et rouges, etc.), et sont capables de réaliser le phénomène de photosynthèse. Ce sont donc des capteurs d’énergie lumineuse, et ils participent à la  transformer en énergie chimique. Plus la chlorophylle reçoit de lumière, plus le phénomène de photosynthèse est intense. Lors de ce phénomène, la plante capte le CO2 de l’atmosphère, garde le carbone et grâce à de l’eau, fabrique du sucre pour son propre compte (utilisé, ou stocké sous forme d’amidon), en rejetant de l’oxygène dans l’atmosphère. 

La chlorophylle absorbe très efficacement la lumière rouge et bleue, laissant la lumière verte se refléter ; cela explique la couleur des plantes vertes.

Seuls les êtres chlorophylliens peuvent faire passer le carbone minéral du CO2 à l’état de carbone organique, dont les autres êtres vivants dépendent pour leur alimentation. Les animaux et les humains ne tirent donc les matières premières organiques qu’ils utilisent que des végétaux ou d’animaux eux-mêmes nourris avec des végétaux. Toute la vie à la surface de la terre dépend donc de ces petits granules verts situés dans la profondeur des cellules végétales. (1)

La chlorophylle a une structure très proche du pigment rouge (l’hème) de l’hémoglobine sanguine (dans les globules rouges) ou de la myoglobine (dans les cellules musculaires) des humains et des animaux. La différence entre les deux se situe au niveau de la composition métallique de la molécule : la chlorophylle contient un atome de magnésium, et l’hème un atome de fer (une molécule d’hémoglobine contient 4 atomes de fer). Cette parenté chimique avec l’hémoglobine lui confère le nom de « sang vert des plantes». Le rôle du fer dans l’hémoglobine est de fixer l’oxygène, de manière réversible, pour le transporter partout dans le corps. Le rôle du magnésium dans la chlorophylle et de permettre la photosynthèse et la captation du CO2.

Quels sont ses bienfaits ?

La chlorophylle a la capacité de convertir le gaz carbonique en oxygène et de ce fait, en enrichit le sang. Ainsi, elle :

  • Stimule la production d’hémoglobine et de globules rouges, ce qui lui confère une action anti-anémique. Des études chez les animaux anémiques traités par la chlorophylle (0,05 g/kg) montrent 70 à 83 % d’augmentation des globules rouges, avec normalisation du taux d’hémoglobine en 10 à 16 jours (2) ;
  • Favorise la bonne circulation sanguine en purifiant et détoxifiant le sang ;
  • Permet une bonne oxygénation des cellules et des tissus ce qui accélère leur régénération ;
  • Augmente la vitalité, ce qui permet l’amélioration de l’immunité, et l’accélèration des processus d’auto-guérison et de cicatrisation ;
  • Aide à réguler le microbiote intestinal et les fonctions digestives. On estime qu’environ 80% du système immunitaire se situe au niveau intestinal, ce qui explique en grande partie pourquoi la chlorophylle participe à améliorer les fonctions immunitaires. La production de globules blancs est également accrue.

=> La chlorophylle contient de la vitamine K, et peut donc être utilisée pour les problèmes de déficit de coagulation (K1) ou de manque de calcification des os (K2).

=> C’est une source de magnésium, puisque chaque molécule de chlorophylle contient un atome de magnésium. Le magnésium participe notamment au relâchement musculaire et vasculaire, au fonctionnement des enzymes, ou à la synthèse d’ATP.

=> Certaines études ont démontré son efficacité sur les plaies infectées en freinant le développement des bactéries comme le staphylocoque doré, qui retardent les processus de cicatrisation : dans la nature la chlorophylle est un anti-moisissures. Elle est donc utilisée pour son pouvoir cicatrisant mais aussi anti-bactérien. Elle peut alors s’avérer utile après un acte chirurgical ou lors des suites d’une blessure. 

=> La chlorophylle contient des antioxydants comme les caroténoïdes et les flavonoïdes qui atténuent les effets des radicaux libres (3), éléments accélérant le vieillissement des tissus (internes comme externes). La consommation de chlorophylle permet donc de garder plus longtemps des vaisseaux sanguins, des tissus et une peau jeune, malgré les attaques du soleil ou de la pollution. (4) De plus, elle intervient dans la synthèse de vitamine A, qui a elle aussi un rôle antioxydant.

=> La chlorophylle permet d’absorber les toxines et donc de nettoyer les intestins et le côlon, d’aider le microbiote intestinal à se rééquilibrer en cas de dysbiose. Cela permet d’améliorer le fonctionnement des organes digestifs, donc de gagner en vitalité grâce à des digestions raccourcies, et d’éviter les candidoses liées à un déséquilibre de la flore (5). Elle agit également sur la fibre lisse des intestins en stimulant les ondes péristaltiques, ce qui contribue à réduire la constipation. Cela n’empêche pas bien sûr de pratiquer de l’exercice physique au quotidien !

Moins de toxines circulantes épargneront de plus le travail du foie, en en fin de compte pourront même entrainer une meilleure haleine ou une odeur corporelle moins forte, mais également une plus belle peau (aidant en particulier les peaux acnéiques ou huileuses), ou moins de troubles menstruels. La chlorophylle est également efficace pour atténuer les odeurs liées aux colostomies ou aux incontinences urinaires ou fécales. (6)

Tout le tube digestif pourra bénéficier de la chlorophylle : de la bouche (cicatrisation des plaies gingivales) au rectum (réduction des hémorroïdes), en passant par l’estomac et les intestins (cicatrisation des ulcères gastriques et duodénaux, diminution des gaz et distensions abdominales après les repas). La chlorophylle sera utile également pour aider le corps à diminuer l’inflammation des muqueuses, comme dans les sinus ou les poumons…

=> L’un des composés de la chlorophylle, le thylakoïde, favorise la sécrétion d’hormones de la satiété (cholécystokinine et ghréline), ce qui en fait une aide à la gestion de la faim, du grignotage, et au contrôle du poids. (7)

=> La chlorophylle, de par notamment le magnésium qu’elle contient, est alcalinisante et ainsi joue un rôle dans la désacidification de l’organisme. Elle permet de normaliser le pH tissulaire et de maintenir un bon équilibre acido-basique, nécessaire à un fonctionnement correct du corps humain.

=> Des études universitaires américaines comme celles de l’Oregon State University en 2012 suggèrent l’efficacité de la chlorophylle dans la prévention et la lutte contre certains cancers‌ (8), notamment potentiellement celui du côlon (9) ou du pancréas (10). La chlorophylle agirait comme un protecteur en séquestrant les agents cancérogènes (s’ils ne sont pas trop nombreux) et en facilitant leur élimination et leur évacuation de l’organisme via le tractus digestif. Ces éléments cancérogènes sont notamment ceux créés par les cuissons excessives des aliments générant des réactions de Maillard et des produits avancés de la glycation (et notamment de la viande), certains conservateurs ou additifs alimentaires, les pesticides de synthèse, etc.

En tant qu’antioxydant puissant, elle permettrait de combattre la croissance et la prolifération des cellules cancéreuses. En bloquant le métabolisme des substances cancérigènes responsable de l’altération de l’ADN, la chlorophylle et son dérivé la chlorophylline inhiberaient et empêcheraient leur développement.

=> En 1980, le Dr Yoshida a publié au Japon une étude sur le traitement de la pancréatite chronique par la chlorophylle. Les lésions étant liées à des modifications induites par des enzymes, la chlorophylle s’avère capable de modifier différentes réactions enzymatiques. Statistiquement, la douleur disparaît dans plus de 80 % des cas.

=> Enfin, la prise orale de chlorophylle augmente le nombre de leucocytes chez les enfants souffrant de leucopénie. Dans certains cas, la chlorophylle peut prévenir la chute des leucocytes, mais aussi, combinée avec des traitements traditionnels, améliorer les résultats du traitement des thrombocytopénies. Aussi, la chlorophylle a été utilisée pour prévenir et traiter la leucopénie liée à une chimiothérapie ou une radiothérapie. (11)

De quelle manière en profiter ?

En interne : 

  • Consommer quotidiennement des aliments riches en chlorophylle : légumes verts crus ou cuits vapeur (en particulier les légumes verts à feuilles), salade, algues vertes (laitue de mer), brunes (haricots de mer, wakamé, kombu, kombu royal, fucus) et rouges (dulse, nori), herbes aromatiques (persil, ciboulette, coriandre, etc.), graines germées. 
  • La chlorophylle doit être consommée préférentiellement à l’état cru, puisque la chaleur, et a fortiori la cuisson, la déstructurent complètement. Les aliments verts perdent 30% à 50% de leur chlorophylle lorsqu’ils sont cuits ;
  • Toujours associer des légumes verts ou de la salade à la consommation de viande pour neutraliser les composés cancérogènes issus de sa cuisson ;
  • Spiruline : il s’agit d’une cyanobactérie d’eau douce (ou « micro-algue), très riche en chlorophylle. C’est une des plus anciennes formes de vie sur Terre ;
  • Jus d’herbe de blé ou d’orge, sous forme de poudre à mélanger dans un verre d’eau ;
  • Compléments alimentaires de chlorophylle, en cure de 3 semaines, si besoin à renouveler après 1 semaine de pause. Elle se présente, entre autres, sous forme de liquide, de gélules ou de capsules. 

En externe :

  • Sur les zones cutanées lésées : ouvrir 1 gélule de chlorophylle et mélanger le contenu à quelques gouttes d’huile végétale ou d’aloe vera, et appliquer sur la peau (très actif dans les eczémas), 2 fois par semaine ; 
  • Dans le bain : ajouter 3 à 4 gélules de chlorophylle ;
  • En gargarismes pour la bouche, dilution d’ 1 gélule dans 1 verre d’eau.

Y a-t-il des contre-indications ?

  • Pas d’interaction médicamenteuse. 
  • Les femmes enceintes ou allaitantes doivent cependant, par précaution, éviter de prendre des compléments alimentaires contenant de la chlorophylle ou de la chlorophylline. 
  • Par précaution, les enfants de moins de 6 ans ne doivent pas en prendre. De 6 à 12 ans: diviser les doses par 2.
  • Attention, la chlorophylle a une action pro-coagulante.
  • Attention, le persil riche en chlorophylle stoppe la lactation.
  • Les éventuels effets indésirables observés sont la diarrhée et une coloration verte des urines et des selles. La langue peut parfois prendre une coloration jaune ou noirâtre.

Sources : 

Avertissement : ce document n’est pas une ordonnance. Les conseils et compléments alimentaires proposés ne peuvent en aucun cas se substituer à un traitement ou suivi médical en cours. Aucun traitement médical ne peut être suspendu sans la consultation et la décision du médecin qui seul est habilité à faire un diagnostic. En effet, si votre Docteur en médecine vous a prescrit précédemment des médicaments ou des soins, lui seul est habilité à modifier son ordonnance.

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